Point Doc, focus sur le documentaire
2022

« Point Doc, focus sur le Documentaire » est la rencontre annuelle, organisée par Doc House, autour du documentaire à destination des professionnel.les du cinéma et plus particulièrement du documentaire. La première édition s’est déroulée du 23 au 25 juin 2021 et la deuxième édition du 26 au 28 mai 2022 à La Cité de la Culture de Tunis.

De l’identification des besoins des futurs documentaristes aux sessions de networking passant par les panels, les projections de documentaires et les rencontres informelles, « Point Doc » vise à créer un espace de réflexion et de rencontre, regroupant des expert.e.s autour de questions spécifiques au documentaire.

Retour en images sur la deuxième édition :

Les panels

Panel 1 : Le Doc à l’ère du numérique

Le panel se penche sur les changements opérés sur le documentaire avec l’intervention des nouvelles technologies. Comment le digital a-t-il pu ouvrir de nouvelles perspectives au documentaire ? De quelle manière le digital a-t-il transformé le paysage audiovisuel ? Quelles nouvelles opportunités s’ouvrent au documentaire ?

Le Panel a été modéré par Bochra Triki, ancienne réalisatrice de podcasts avec Inkyfada. Elle est actuellement co-curatrice du festival Tashweesh.

Panel 2 : Écrire le réel

Ce panel comporte des réalisateur.trice.s du documentaire qui viennent parler du processus créatif et de la spécificité de réaliser un film documentaire. D’où leur vient l’idée ? Pourquoi fait-on un doc ? Quel œil artistique garde-t-on sur les lieux et les personnages lorsqu’on film le réel ?

Le panel a été modéré par Samia Amami, scénariste.

Panel 3 : Financement classique VS financement alternatif

Mettre face à face le financement classique et le financement alternatif, c’est voir les limites et les perspectives de chacun et la différence de circuits à suivre vers l’un ou l’autre ? est-il possible de « basculer » vers l’un ou l’autre ? est-il possible de cumuler les deux canaux ? 

Le panel a été modéré par Mohamed Saïd Ouma qui est à la tête de Documentary Africa.

Le panel a été axé sur les difficultés de financements du documentaire et de l’opposition existante entre la levée de fonds classique (publique ou privée) et d’autres manières de financement comme les campagnes d’impact. Ridha Tlili a exposé la difficulté d’obtenir du financement public lorsque l’on n’est pas classé « politiquement correct » par les autorités en place. Aicha Macky a mis l’accent sur les obstacles lorsque le financement public est inexistant comme c’est le cas au Niger. Giulia Boccato en tant que Productrice d’impact a expliqué les nouveaux rouages des fonds intégrant les campagnes d’impact au financement de documentaires. Quant à Mohamed Ouma, il a dirigé le débat vers les orientations des financeurs, les rapports déséquilibrés entre le Nord et le Sud.

Panel 5 : La coproduction Nord/Sud

Beaucoup de documentaires du Sud sont coproduits entre leurs pays d’origine et des pays du Nord. Que motive la coproduction Nord/Sud ? Quelle éthique en découle ? Quels enjeux et quels équilibres financiers ? 

A modéré le panel, Imed Marzouk, producteur de Propaganda.

Les internveant.e.s ont décortiqué ensemble les mécanismes de la coproduction Nord/Sud en mettant en avant leurs expériences respectives. Pour Imed Marzouk, la coproduction a permis à des documentaires tunisiens de faire les plus grands festivals du monde et d’avoir une visibilité sur des projets à thématique 100% tunisienne.

D’autres, comme Riadh Thabet a pu bénéficier de financements internationaux sans forcément avoir eu besoin de coproduction Sud/Nord.

Quant à Jana Wahbe, elle a évoqué la possibilité de contourner les conditions des bailleurs de fonds d’avoir nécessairement un coproducteur du Nord pour avoir des fonds importants et c’est une coproduction Sud-Sud qui a permis d’avoir la possibilité de cumuler les fonds nécessaires pour finaliser le film en question.

Panel 6 : Le Doc à la TV

Beaucoup ont prédit la fin de la télévision avec l’avènement du numérique. Or, la télévision évolue, se positionne dans la production et se spécialise dans le documentaire. Est-ce un risque de miser sur le documentaire aujourd’hui ? Quel apport à la télévision le documentaire a-t-il ?

Le panel a été modéré par Aymen Bardawil, expert en médias et président de Doc House.

Les panélistes ont évoqué les conditions financières et l’absence de politique générale en faveur du documentaire à la Télévision Nationale. Le parallèle a été fait avec un modèle économique autre, celui d’Al Jazeera Documentary qui, elle, a parié exclusivement sur le documentaire et a rendu possible qu’une chaîne arabe de documentaires puisse financer et promouvoir le doc.

 

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02 rue Ibn Khaldoun, Menzah 4, Tunis

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